Le Temps Universel (TU ou UT Universel Time).

A un instant donné, en un lieu donné, l'angle horaire Tt du centre du soleil est, par définition, le temps solaire vrai en cet instant. 
        Tt peut se mettre sous la forme suivante en fonction du temps t d'une échelle de  temps uniforme: 
Ty=A+Bt-E+t 
Ou A et B sont des constantes, E appelé équation du temps, 
est la somme  de l'équation du centre de période un an dû à
l'excentricité de l'orbite terestre, de la réduction à l'équateur de
période six mois dus à l'obliquité de l'écliptique sur l'équateur et à
des inégalités du temps sidéral (angle  du point "y") 
dues à la précession et à la mutation.

L'amplitude de léquation du temps peut atteindre 16 minutes. 
Le terme "y" représente  des inégalités de la rotation de la terre 
autour de son axe qu'il est difficile de modéliser. 

On appelle temps solaire moyen, la grandeur Tm définie par:
   Tm=Tv+E=A+Bt+t 
Si, enfin, le lieu est sur le méridien de Greenwich
( ou méridien international),
on appelle temps universel ( TU ou UT) la quantité : 
   TU=Tm+12h=A+Bt+t+12h 
Il existe une définition plus rigoureuse du temps universel, 
à partir du temps sidéral.
Le temps universel est donc un temps uniforme dans 
la mesure où l'on néglige "t".
     Or "t" contient trois sortes de termes: 
1°) 
Des termes périodiques saisonniers d'amplitude variant de 0.042 
seconde au début Juin à -0.023 seconde à la fin de septembre. 
2°) 
Des fluctuations irrégulières de caractère aléatoire pouvant provoquer des écarts de 
plusieurs dizaine de secondes. 
3°) 
Un ralentissement circulaire de la rotation de la terre, fait 
que la durée du jour croît de 0.002 secondes par siècle environ. 
      Ces inégalités ont fait abandonner le TU au profit d'échelles 
de temps plus uniformes.
 Cependant,
il est calculé en permanence, par l' International Earth Rotation Service (IERS) qui le publie,
à posteriori sous le nom de "UTI". 

Ce sigle signifie, 
que le pôle qui intervient dans la définition des angles horaires, est le pôle céleste
vrai de la terre, mobile à la surface de celle-ci, du fait du mouvement du pôle. 
UTI, sert à définir l'échelle UTC, (Universal Time Coordinate). 
On appelle temps civil d'un lieu, le temps moyen de ce lieu,
augmenté de douze heures, de telle sorte, que 
le temps civil, soit égal, à 0 h au milieu de la nuit. 
Ainsi le temps universel est le temps civil de greenwich.

Pour mémo :
Quand c'est 12 H. GMT c'est 14 H en France H. d'été.
Quand c'est 12 H. GMT c'est 13 H. en France H. d'hiver.

Conformément à une directive du Parlement de l´Union européenne et du Conseil en date du 19 janvier 2001 concernant les dispositions relatives à l´heure d´été, la période d´heure d´été pour l´année 2007 se termine le dernier dimanche d´octobre à 3 heures du matin. Donc, la nuit du 27 au 28 octobre 2007, à 3 heures du matin il faut régler les horloges sur 2 heures, soit moins 1 H. une différence sur le TU sera de 1H au lieu de 2 H. actuellement.

 

Le dernier dimanche de mars, toutes les montres européennes avancent d’une heure.

Le dernier dimanche d’octobre, elles reculent d’une heure.

Cette réforme avait été instaurée en France dans le début du XXème siècle puis retiré pendant la seconde guerre mondiale pour que la zone libre et la zone occupée soit à la même heure. Cette réforme a tout de même été réinstaurée en 1976 suite à la crise pétrolière de 1973.

Sur ce site, la time zone est interactif : http://www.jgiesen.de/astro/astroJS/timezone/index.htm

 

En Europe (sauf Islande) la période s'étend par décret du dernier dimanche de mars au dernier dimanche d'octobre. Chaque pays est libre de choisir comme heure d'hiver une heure calée sur le méridien de son fuseau horaire comme la Grande-Bretagne ou le Portugal ou de la décaler d'une heure comme la France.

Un grand nombre de pays consistant à ajuster l'heure locale officielle, généralement d'une heure par rapport au fuseau horaire standard pour les périodes du printemps, de l'été et du début de l'automne.

Voir le site WORLD TIME ZONE : http://www.worldtimezone.com/daylight.htm

 

Lors du passage à l'heure d'hiver, à une heure en temps universel, soit à trois heures du matin en heure européenne d'été (deux heures en Grande-Bretagne et au Portugal, quatre heures en Europe de l'Est), les montres sont retardées de soixante minutes, et « une heure de sommeil est gagnée ».

Voir le site officiel GMT : http://greenwichmeantime.com/

 

Cette mesure est principalement utilisée dans les régions tempérées, où les variations saisonnières de luminosité rendent la mesure pertinente.

Voir le site : http://www.timeanddate.com/worldclock/

 

L'intérêt de ce changement d’heure réside, dans les économies d'énergie qu'elle est censée permettre, cette approche est cependant rejetée par ses détracteurs, pour de nombreuses raisons :

L'heure ne correspond plus au rythme solaire naturel puisque, dans certaines zones occidentales de l'Europe (France — à Brest, le décalage est de 2 h 18 — et Espagne), il est « midi (solaire) à quatorze heures (légales) » en été.

La période soumise à l'heure d'été dure en fait plus de 7 mois, et comprend ainsi la presque totalité du printemps, et plus d'un mois en automne :

les durées de part et d'autre du solstice d'été ne sont plus symétriques.

De ce fait, la plupart des personnes tenues à des obligations quotidiennes doivent se lever avant le lever du jour pendant une assez longue période ; ceci peut entraîner des problèmes psychologiques, notamment chez les enfants.

Cette dissymétrie a été instaurée pour des raisons psychiatriques : en effet, la période de l'équinoxe d'automne correspond à la baisse la plus rapide de la durée du jour ; combiné avec le passage à l'heure d'hiver, cela peut entraîner des dépressions, voire des suicides chez les personnes sensibles.

Les deux changements d'heure annuels sont accusés de troubler le rythme de l'horloge biologique, en particulier chez les enfants (qui perdent une heure de sommeil lors du passage à l'heure d'été) et les animaux domestiques : le changement d’heure de la traite des vaches laitières les perturbe profondément et il s’ensuit toujours une baisse de production de lait et surtout du stress dont il est largement démontré qu’il altère la qualité du lait.

De très nombreux systèmes d'affichage et d'enregistrement de l'heure ne permettent pas de différencier deux événements espacés d'exactement une heure, ceci concernant une unique période de 2 heures par an (1 année = 8760 h), soit 0,023 % du temps ; à cette occasion, les risques d'accident dans des installations dangereuses (raffinerie, usine chimique, etc.) sont accrus, car la confusion possible dans la chronologie des événements augmente la probabilité d'une défaillance humaine.

En plaçant les périodes de pointe de circulation automobile pendant la période la plus chaude de l'été, la pollution atmosphérique due aux automobiles est augmentée.[réf. nécessaire]

La baisse de consommation d'éclairage pourrait être compensée par l'augmentation des besoins de chauffage le matin au début du printemps — un rapport de l'École des mines de 1992 concluait cependant à un effet minime (< 0,1 TWh pour la France).

Si d’un côté l’on observe une plus large diffusion des lampes à économie d’énergie depuis 2000 (les fluocompactes), ce qui contredit l’argument “économies d’éclairage”, en revanche, les loisirs modernes ont majoritairement lieu le soir et sont grands consommateurs d’électricité, qu’il fasse jour ou qu’il fasse nuit : le home-cinéma, les écrans plats géants, les vidéoprojecteurs, les consoles de jeux vidéo, les ordinateurs (d'autant que l'arrivée massive de l'ADSL incite à laisser les ordinateurs allumés plus longtemps).

Le changement d’heure coûte beaucoup d’argent, de temps et d’énergie : personnel employé pour mettre à l’heure manuellement les horloges publiques mécaniques, la SNCF et les compagnies aériennes qui doivent prévoir des horaires spéciaux pour cette nuit-là.

 

Pour l'Amérique du Nord, et à partir de 2007, cette période estivale débute dans la nuit du deuxième dimanche de mars, tandis que le retour à l'heure normale se fait le premier dimanche de novembre. (Note du mois d'octobre 2006 : après l'adoption de l'« Energy Policy Act of 2005 », à partir de 2007, les États-Unis et le Canada basculent entre les heures d'été et les heures d'hiver de la façon suivante : le passage à l'heure d'été se fait le deuxième dimanche de mars alors que le retour se fait le premier dimanche de novembre. Il faudra s'attendre à ce que d'autres pays changent aussi leurs dates de passage pour s'aligner sur l'Amérique du Nord.)

 

L'heure légale en France :

Le Bureau national de métrologie (BNM) a chargé le département Système de Référence Temps-Espace (Syrte) de l'Observatoire de Paris d'établir, de maintenir et d'améliorer les références françaises du temps et des fréquences : http://www.metrologiefrancaise.fr/

Il établit, d'une part, le temps atomique français en utilisant les données de ses étalons à césium et d'autres étalons de divers laboratoires français ; d'autre part, il maintient une horloge maîtresse fournissant la version française de l'UTC soit temps universel coordonné, base du temps légal en France (décret du 9-8-1978) et d'autres pays, appelée UTC (OP), écart avec l'UTC ne dépassant pas cent nanosecondes. Il diffuse l'heure nationale, déduite de l'UTC (OP), par l'horloge parlante. Il fournit la référence à divers systèmes de diffusion publique du temps et des fréquences, notamment par l'intermédiaire de la fréquence porteuse de France  Inter.

Depuis 1982, France Inter diffuse une heure précise avec le signal de son émetteur grandes ondes à Allouis (Cher) qui émet 2 MW le jour, 1 MW la nuit, 24 h sur 24 en modulation d'amplitude sur 162 kHz. France Télécom Recherche et Développement (FT R et D) emprunte ce signal pour émettre, sans perturber les programmes de France Inter, une fréquence étalon et des signaux de temps codés. La fréquence diffusée par France Inter est comparée en permanence à l'étalon français élaboré par le Syrte. Pour capter l'heure qui se glisse dans le signal de la station de radio, il faut un récepteur décodeur.

Pour avoir la même heure partout, les récepteurs sont étalonnés en fonction du lieu où ils sont implantés, permettant de recevoir l'heure avec une précision de l'ordre de la milliseconde. Récepteurs en service (en France) : environ 50 000 [notamment pour contrôler le trafic routier (récepteurs installés sur des feux rouges pour synchronisation des radars), pompiers, France Télécom pour les horloges déclenchant les changements de tarifs téléphoniques].

 

Aujourd’hui c’est le DCF 77, plus besoin de changement manuel :

DCF77 est un système allemand de transmission de l'heure légale par ondes radio, sur une large zone de couverture. Il a été créé par le Bureau gouvernemental Physico-Technique (PTB), sur une initiative du gouvernement allemand. Son émetteur est situé à Mainflingen (50,02°N 9,00°E), près de Francfort-sur-le-Main. Il possède une horloge atomique au Césium et donne donc l'heure absolue (avec un écart théorique d'une seconde d'erreur pour un million d'années, ce qui est toutefois assez remarquable). Les deux antennes sont soutenues par des câbles horizontaux, eux-mêmes maintenus en hauteur par plusieurs poteaux (à environ 200 m de hauteur).

L'information est émise en grandes ondes par un émetteur de 25 kW dont la portée est de 1500 km (et donc largement recevable sur plusieurs pays Ouest-européens, dont la France métropolitaine, l'Allemagne ou l'Italie par exemple).

La fréquence porteuse est de 77,5 kHz.

Le seul défaut de cette fréquence est d'être très sensible aux parasites.

Il faut donc vérifier la cohérence des données reçues (d'où l'utilisation de bits de parité). On le remarque notamment sur l'augmentation de la portée à 2000 km la nuit (vu qu'il y a beaucoup moins de parasites la nuit que le jour).

Le protocole permet aussi de contrôler réellement les récepteurs par radio (d'où l'appellation radio-piloté). L'émetteur peut avertir du changement horaire été/hiver ou de l'ajout d'une seconde intercalaire à la fin de l'heure courante pour pallier les irrégularités de rotation de la terre.

Il n'est pas possible de faire fonctionner entièrement une horloge avec ce signal radiopiloté. Car la réception du signal peut-être interrompue (orage, distance, bâtiments, déplacements ...).

Le délai d'encodage de l'heure atomique et de sa transmission radio empêche inévitablement d'atteindre l'heure "atomique" côté récepteur. En revanche, se caler sur le signal reçu permet de très fortement limiter les déviations qu'aurait une montre à quartz par exemple sur le long terme. L'erreur totale est donc très limitée et la précision obtenue excellente.

Chaque utilisateur peut très simplement connaitre l'heure légale et également passer automatiquement à l'heure d'été/d'hiver. (Sous condition de réception du signal, évidemment.)

Sa réception est bien plus aisée et économique que d'utiliser l'heure GPS.

 

MAJ de l’heure sur votre PC automatique avec une connexion internet :

Cliquet sur l’heure, puis temps internet, puis Paramétre d’heure Internet choisir le serveur : time.windows.com

Ceci est important pour nous qui utilisons les satellites pour notre hobbies, maj des képlers, etc..

Network Time Protocol (NTP, protocole horaire en réseau), est un protocole permettant de synchroniser les horloges des systèmes informatiques à travers un réseau de paquets, dont la latence est variable.

Les ordinateurs utilisent des horloges au quartz et elles ont la fâcheuse tendance à dériver au bout d'un certains temps, pour certaines de plusieurs secondes par jour et cela de façon totalement aléatoire.

Voir ce site en français pour les détails : http://www.frameip.com/ntp/

En anglais, comment choisir un serveur NTP :

http://support.ntp.org/bin/view/Support/SelectingOffsiteNTPServers

Sous LINUX : http://www.malekal.com/ntp.html

 

Horloge parlante :

Histoire : 1932-14-3 présentée à l'Académie des sciences par Ernest Esclangon (1876-1954), directeur de l'Observatoire de Paris, qui adapte un système vocal à une horloge de la maison Brillé (auparavant, heure donnée par téléphone d'après lecture de la pendule). 1933-14-2 mise en service et reliée au réseau téléphonique : 1re au monde (il y aura 140 000 appels, dont 20 000 seront satisfaits). Voix utilisées : 1932 voix de Marcel Laporte, dit Radiolo (animateur de Radio-Paris). Les heures, minutes, secondes, ainsi que « au 4e top, il sera exactement... » sont enregistrés optiquement et lus sur des cylindres rotatifs contrôlés par une pendule. 1954 voix d'Hélène Garaud (comédienne, arrêta après 24 h à cause d'une mauvaise réception des aigus). 1965 voix d'Henri Thiollière (postier, membre de la troupe des comédiens des PTT), les bandes étant usées. 1975 « top » sonore commandé par 3 horloges indépendantes, reliées à des oscillateurs atomiques au césium. Si l'une diverge par rapport aux 2 autres, elle est mise hors circuit provisoirement. En raison du temps de transmission de l'heure sur le réseau (à Nice par exemple), l'heure peut arriver avec un retard d'environ 20 millisecondes. 1991-18-9 nouvelle horloge entièrement électronique (précise au millionième de seconde à l'Observatoire de Paris). Voix enregistrées : 1 homme et 1 femme (la comédienne Sylvie Behr), la voix changeant chaque minute. Coût : 500 000 F. Les mots, nécessaires à la construction des messages, sont enregistrés sur disque compact puis stockés dans les mémoires électroniques de la machine sous forme de locutions élémentaires comme « vingt », « tren », « té un », « te deux ». Ces sons, une fois regroupés par l'ordinateur, forment le message. Grâce à ce procédé, 4 minutes d'enregistrement ont permis de constituer un dictionnaire complet jusqu'en... 2090. Renseignements donnés : jour, mois, année et heure une fois par minute, messages et « tops » horaires diffusés toutes les 10 secondes, exactitude au 1/50 de seconde. Nombre d'appels : plus de 200 000 par jour (facturés chacun 1 unité de base). Revenus (estimation) : 8 millions d'euros par an, dont 1 % pour l'Observatoire. Numéro d'appel : 3699

 

UTC  / TAI :

L'UTC est défini par la recommandation 460-6 de l'UIT-R en 1986 pour l'usage calendaire civil.

Il diffère du temps atomique international (TAI) défini par le Bureau international des poids et mesures d'un nombre entier de secondes. Le temps atomique international établit une échelle régulière isochrone à usage scientifique. Elle est établie à partir d'un ensemble de plus de 250 horloges atomiques disséminées sur le globe; elle ne tient donc pas compte des variations de la rotation terrestre. L'instabilité du TAI est plusieurs millions de fois plus faible que celle de l'UT1 liée à la Terre. C'est pourquoi l'UTC est aligné par rapport au TAI depuis 1972, plutôt qu'à l'UT1 comme c'était le cas depuis 1961, au moyen des secondes intercalaires annoncées dans le Bulletin C de l'IERS.

L'IERS publie également dans son bulletin D, la différence UTC - UT1 avec une exactitude de 0,1 seconde à destination des utilisateurs ayant des besoins d'accéder à UT1 à mieux que 0,9 seconde près. Cette correction permet notamment d'améliorer la précision en longitude des systèmes de géolocalisation et de navigation terrestre. La valeur actuelle (juin 2007) de cet écart est -0,2 s.

Voir : http://www.iers.org/MainDisp.csl?pid=36-25787&prodid=16

Depuis quelques années il existe un mouvement de pression, venant des États-Unis en particulier, suggérant d'abandonner les secondes intercalaires dans leur forme actuelle. Elles seraient remplacées par des... heures intercalaires, la première se produisant vers l'an 3000 ! Ainsi petit à petit l'heure de tous les jours serait découplée de la rotation terrestre : à Greenwich par exemple le midi solaire moyen se décalerait lentement du midi légal. Les raisons sont, entre autres, liées au fait que certains systèmes informatiques seraient incapables de les gérer, mais surtout au développement des Système de positionnement par satellites : dans quelques années viendront s'ajouter aux systèmes existants (GPS, Glonass) les systèmes Galileo (Europe), Gagan/IRNSS (Inde), Compass (Chine]], MSAS/QZSS (Japon). Ces constellations de satellites, en plus de permettre le positionnement, diffusent le temps et permettent de caler les récepteurs sur une échelle de temps, par exemple l'UTC. Il est donc important que tous ces systèmes transmettent la même échelle de temps, pour permettre leur interopérabilité; par ailleurs la continuité de cette échelle commune est importante. Cette réforme est discutée actuellement à l'ITU-R, (Commission WP7A). Lors de la dernière réunion qui a eu lieu à Genève (11-14 septembre 2007) il a été décidé une redéfinition de l'UTC. Il sera proposé l'année prochaine le principe d'une suppression des secondes intercalaires. Il sera mis au vote des états membres; si 70% des votants sont d'accord les secondes intercalaires seront arrêtées vers 2011-2013. UTC deviendra une échelle continue. On pourra même envisager une suppression du Temps atomique international qui ferait double usage. La différence DUT1 entre UTC et UT1 serait alors diffusée par l'IERS de façon continue (via internet par exemple) et non plus par palier de 0,1 s.

Voir ce site en français : http://www.obs-besancon.fr/article.php3?id_article=216

UTC : Compromis entre TAI et UT1 adopté le 1-1-1972, la détermination du point astronomique à la mer requérant, en effet, la connaissance immédiate de l'UT1 et une imprécision d'environ 1 seconde n'apportant pas de gêne à la navigation. L'UTC diffère du TAI d'un nombre entier de secondes. Pour éviter que l'écart UTC-UT1 dépasse 0,9 s, une seconde (positive ou négative) est ajoutée à UTC afin de tenir compte des irrégularités de la rotation de la Terre. Par souci de coordination, cette seconde peut être introduite de préférence à la fin du 30 juin et/ou au 31 décembre. De 1972 à 2006 on a introduit 23 secondes intercalaires (toutes positives) ; la dernière le 31-12-2005. L'UTC est l'échelle de temps commune aux diffusions des signaux horaires. Il est la base du temps en usage dans tous les pays. A partir de l'UTC les utilisateurs scientifiques peuvent rétablir le TAI. Les laboratoires nationaux de temps réalisent l'UTC à quelques centaines de nanosecondes près (ou même une dizaine).

Voir aussi en français : http://hpiers.obspm.fr/eop-pc/earthor/utc/leapsecond_fr.html

 

Temps universel (UT) :

Fourni par la rotation de la Terre. Il correspond au temps solaire moyen de Greenwich (c'est-à-dire au méridien origine des longitudes) ; mais il est calculé sur minuit (c.-à-d. le temps du passage inférieur du Soleil). Le GMT (Greenwich Mean Time) est une mesure astronomique calculée sur midi (c.-à-d. le temps du passage supérieur du Soleil). C'est donc à tort qu'on emploie l'expression GMT pour désigner l'heure à laquelle se produit un événement dans le système d'UT. Dans les travaux de précision, on applique à l'UT des corrections pour tenir compte des petits mouvements quasi périodiques des pôles terrestres par rapport au sol (mouvements d'une dizaine de mètres d'amplitude) ; on désigne par UT1 l'UT ainsi corrigé. Jusqu'à la fin du XIXe siècle, on a pensé que la rotation terrestre était uniforme. Puis on a découvert que la vitesse angulaire de rotation terrestre a des irrégularités pouvant faire varier de quelques secondes par an l'UT1 par rapport au temps uniforme. Plusieurs phénomènes de périodes et d'amplitude différentes y contribuent (exemples : mouvements atmosphériques et océaniques ; couplages dus à la non-homogénéité de l'intérieur de la Terre) ; elles restent imprévisibles, de sorte que l'unité de temps liée à l'UT1, la seconde de temps moyen, subissait des fluctuations relatives de l'ordre 10-7 ; elle n'avait qu'une médiocre valeur métrologique. C'est pourquoi la seconde a été redéfinie, d'abord en 1960 comme une fraction de l'année (l'année est plus régulière que le jour), puis en 1967 à partir d'une transition atomique du césium 133. Cependant, l'UT1 reste nécessaire pour connaître la position angulaire de la Terre autour de son axe dans les travaux de géophysique, d'astronomie, de recherche spatiale, et l'on continue à le mesurer avec toute la précision possible, par l'interférométrie sur radiosources extragalactiques, notamment des quasars, et par la télémétrie par laser appliquée à des satellites artificiels (Lageos notamment), ou des panneaux réflecteurs posés sur la Lune par les USA et l'URSS (missions Apollo et robots Lunakhod). Cette télémétrie spatiale permet de corriger en temps réel les calculs théoriques destinés à prévoir le comportement du système Terre-Lune.

Voir ce site :  http://www.meinberg.de/english/info/leap-second.htm

 

Temps atomique international (TAI) :

L'unité du TAI est la seconde du Système international d'unités (SI) ; elle est définie en fonction de la fréquence de la transition hyperfine de l'atome de césium 133 (état non perturbé). Le premier étalon atomique à jet de césium considéré comme étalon de temps a été mis en service régulier en 1955 au National Physical Laboratory, Teddington, Middlesex (G.-B.). Depuis, de nombreux étalons atomiques de temps ont été construits. Pour comparer en permanence ces étalons lointains, on utilise des méthodes de transfert de temps. La plus employée est la réception simultanée des signaux émis par le système de positionnement global par satellite GPS (Global Positioning System) ; depuis 1999 il y a des liaisons d'horloges par aller-retour du signal en utilisant des satellites géostationnaires de télécommunications. On peut ainsi calculer une moyenne qui constitue le Temps atomique international de manière à assurer la continuité.

En 2006, le TAI repose sur environ 300 horloges commerciales. Sa stabilité est telle qu'il ne peut prendre une avance ou un retard de plus de 0,1 microseconde par an par rapport à un temps strictement uniforme (il est 10 millions de fois plus uniforme que le Temps universel). Le BIPM (Bureau international des poids et mesures) publie le retard ou l'avance de chacune des horloges qui ont servi à établir le TAI. Par convention, on a fait coïncider TAI et UT1 le 1-1-1958. Depuis, UT1 a pris du retard par rapport au TAI, la différence TAI-UT1 atteignant 33 s au 1-1-2006. Le TAI n'est pas directement diffusé. Il est réservé aux usages scientifiques et, notamment, à l'interprétation dynamique des mouvements des corps célestes naturels et artificiels. L'exactitude et la stabilité des étalons atomiques de temps sont telles qu'il faut prendre en compte les effets relativistes dans leurs applications les plus précises (exemple : positionnement par satellites).

Voir ce site en français :

http://culturesciencesphysique.ens-lyon.fr/XML/db/csphysique/metadata/LOM_CSP_QSanneeSol.xml

 

Bureau international des poids et mesures (BIPM) : http://www.bipm.org/

La section du temps du BIPM fournit la référence du Temps atomique international (TAI) et du Temps universel coordonné (UTC) depuis le 1-1-1988, le Bureau international de l'heure (BIH) [créé 26-7-1919, situé à l'observatoire de Paris, chargé depuis le 1-1-1920 de déduire l'échelle de Temps universel à partir des déterminations de l'heure faites dans le monde et d'étudier le mouvement du pôle terrestre] cessant d'exister. Service international de la rotation de la Terre et des systèmes de référence, IERS (International Earth Rotation and Reference Systems Service) : créé pour établir et maintenir les systèmes de références célestes et terrestres, et coordonner les observations de la rotation de la Terre. Dans le cadre de l'IERS, le Service de Rotation de la Terre de l'Observatoire de Paris est chargé de centraliser les paramètres de rotation de la Terre et d'en fournir une série de référence internationale ; en particulier il centralise les mesures d'UT1 et publie les écarts UT1/UTC (Temps universel coordonné), diffusés par les signaux horaires (avec une précision de 0,1 milliseconde). Il détermine les dates de la « seconde intercalaire » à appliquer à UTC (par convention le 31 décembre et/ou le 30 juin).